À l’occasion de visites auprès de plusieurs autorités coutumières du Burkina Faso, Paspang naaba tangha de bangbily (zorogo) appelle les chefs à renforcer la cohésion, la solidarité et le respect au sein de la chefferie. Il défend également leur rôle dans la médiation communautaire et leur neutralité politique.
De Bobo-Dioulasso à Manga, en passant par Koudougou, Ziniaré et Zitenga, Passangaba Tanga de bangbily ( zorogo) explique multiplier les visites auprès des chefs coutumiers pour consolider les liens entre les différentes autorités traditionnelles et contribuer à la cohésion sociale. « Nous avons l'habitude de rendre visite aux chefs coutumiers un peu partout. C'est pour la cohésion entre les amis et les chefs, mais aussi entre les chefs eux-mêmes », souligne-t-il.
« Le respect commence par nous-mêmes »
Pour Passangaba naaba Tanga de bangbily( zorogo), les chefs coutumiers doivent eux-mêmes donner l'exemple en matière de respect et de responsabilité. « Si nous-mêmes, nous ne nous respectons pas, qui va nous respecter ? Le respect commence par nous-mêmes », affirme-t-il.

Il estime que les divisions, les insultes ou les attaques entre chefs portent atteinte à l'image de la chefferie et fragilisent son autorité morale auprès des populations.
La médiation coutumière pour désengorger les juridictions
Passangaba naabaTanga de bangbily( zorogo) salue par ailleurs le renforcement du rôle des chefs coutumiers dans le règlement de certains conflits communautaires voulu par le camarade capitain Ibrahim Traoré president du Faso. Selon lui, de nombreux petits différends peuvent être réglés directement au niveau de la communauté, sans nécessairement être portés devant la police, la gendarmerie ou les tribunaux. Il évoque notamment certains conflits familiaux, querelles de voisinage ou petits litiges qui, selon lui, pourraient trouver une solution par la médiation du chef.

« Le linge sale se lave en famille », rappelle-t-il, estimant que cette approche pourrait contribuer à désengorger les juridictions et permettre à la justice de se concentrer sur les affaires les plus importantes.
Le chef doit rester un rassembleur
Sur la coexistence entre chefferie traditionnelle et religions révélées, Passangaba naaba tanga de bangbily ( zorogo) estime que les chefs doivent rester au-dessus des clivages religieux. Pour lui, musulmans, chrétiens et adeptes des traditions font tous partie de la communauté placée sous l'autorité du chef. « Tous ces gens-là font partie de la communauté du chef. Donc, un chef doit être un rassembleur », soutient-il. Il appelle ainsi les autorités coutumières à éviter toute discrimination fondée sur la religion et à préserver leur rôle fédérateur.

Pour une chefferie éloignée de la politique partisane
Passangaba naaba Tanga de bangbily ( zorogo) se dit enfin favorable à l'interdiction faite aux chefs coutumiers de s'engager dans la politique partisane. Selon lui, cette neutralité permet aux chefs de rester des figures de rassemblement, capables de représenter l'ensemble de leur communauté sans distinction politique. « Tous les partis politiques font partie de la communauté du chef », estime-t-il. Pour Passangaba naaba Tanga de bangbily( zorogo), la chefferie coutumière doit ainsi rester un espace de cohésion, de médiation et de rassemblement, au service de toute la communauté.
Da Sié
Webactu Burkina
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