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Jeux de la CES : Ouagadougou accueille la deuxième édition sous le signe de l’unité

08-09-2026  DA Constantin  24 vues
Jeux de la CES : Ouagadougou accueille la deuxième édition sous le signe de l’unité

Ouagadougou, 8 septembre 2026 – Après Bamako en 2025, la flamme des Jeux de la Confédération des États du Sahel (CES) a fait escale à Ouagadougou. La capitale burkinabè accueille la deuxième édition de cette compétition qui rassemble la jeunesse du Burkina Faso, du Mali et du Niger. La cérémonie d’ouverture a été placée sous le signe de l’unité, de la fraternité et de la construction d’un destin commun entre les trois pays membres de la Confédération.

À cette occasion, la ministre en charge des Sports, Annik Pigbougoum Zingué Ouattara, a insisté sur la portée de ces Jeux, qui vont au-delà de la seule confrontation sportive. « Aujourd’hui, à Ouagadougou, ce ne sont pas seulement des Jeux que nous ouvrons. Aujourd’hui, nous célébrons notre unité », a-t-elle déclaré. Selon elle, la flamme des Jeux porte désormais un message commun à l’ensemble de l’espace confédéral.

Un hommage aux forces combattantes

Dans son intervention, la ministre a également rendu hommage aux personnes tombées pour la défense du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Elle a eu une pensée particulière pour les Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et l’ensemble des forces combattantes. Annik Pigbougoum Zingué Ouattara a par ailleurs salué les présidents des trois pays membres de la Confédération, le Général d’Armée Assimi Goïta, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani et le Capitaine Ibrahim Traoré. Elle estime que leurs dirigeants portent une vision commune d’un Sahel « uni, plus solidaire et maître de son destin ».

Le sport au service de l’unité

Pour la ministre des Sports, les Jeux de la CES ne sauraient être réduits à une simple compétition entre athlètes. Ils constituent également un cadre de rencontre pour la jeunesse des trois pays et un moyen de renforcer les liens entre les peuples. Elle les présente ainsi comme « un rendez-vous de notre jeunesse, un espace de fraternité et une école de discipline, de courage et de dépassement de soi ». Sur les différentes aires de compétition, les athlètes burkinabè, maliens et nigériens vont se mesurer dans le respect des règles. Mais, au-delà des performances et des médailles, la ministre souhaite voir émerger une victoire collective. « Qu’un athlète burkinabè gagne, qu’un athlète malien gagne ou qu’un athlète nigérien gagne, c’est notre jeunesse commune qui gagne », a-t-elle lancé.

Discipline, courage et fair-play

S’adressant aux jeunes sportifs, Annik Pigbougoum Zingué Ouattara les a appelés à faire preuve de discipline, de courage et de fair-play tout au long des compétitions. Elle les a également invités à accueillir la victoire avec humilité et la défaite avec dignité. La ministre a, dans le même sens, insisté sur le refus de la tricherie et du découragement, rappelant que « la véritable victoire, c’est celle que l’on remporte sur soi-même ». À travers cette rencontre sportive, les jeunesses burkinabè, malienne et nigérienne sont ainsi appelées à mieux se connaître, à se respecter et à consolider les liens entre les trois peuples.

Ouagadougou invitée à faire preuve d’hospitalité

L’accueil des délégations constitue également un aspect important de cette deuxième édition. La ministre a invité les populations de Ouagadougou et, plus largement, celles du Burkina Faso à faire preuve d’hospitalité à l’égard des délégations malienne et nigérienne. Ces dernières sont appelées à être accueillies « comme nos frères et sœurs » et à profiter de leur séjour pour découvrir davantage la culture, l’histoire, la gastronomie ainsi que les potentialités du Burkina Faso.

Une étape dans la construction de la CES

Au-delà des compétitions sportives, ces Jeux s’inscrivent dans une dynamique plus large de rapprochement entre les trois États membres de la Confédération. La ministre a notamment rappelé la tenue du Forum confédéral de la Jeunesse et du Volontariat, avant d’évoquer d’autres initiatives envisagées dans les domaines de l’emploi et de l’entrepreneuriat. « C’est ainsi que se construit une Confédération : par des actes, par des institutions, par des projets et surtout par la volonté de nos peuples », a-t-elle souligné. À travers cette deuxième édition, les organisateurs entendent également mettre en avant une autre image du Sahel, celle d’un espace capable de faire face aux difficultés, mais aussi de construire, d’innover et de valoriser les talents de sa jeunesse.

« Le Sahel est une terre de courage, une terre de dignité, une terre de talents, une terre d’avenir », a affirmé la ministre. Au terme de son intervention, Annik Pigbougoum Zingué Ouattara a formulé le souhait que les compétitions contribuent au renforcement des liens entre les peuples et à la construction d’une Confédération « toujours plus forte, toujours plus solidaire et toujours plus souveraine ». Elle a ensuite officiellement déclaré ouverte la deuxième édition des Jeux de la Confédération des États du Sahel, sous les ovations des délégations présentes. « Que le sport unisse nos peuples ! Vive la jeunesse de la Confédération ! Vive la Confédération des États du Sahel ! La Patrie ou la Mort, nous vaincrons ! »

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